Et si votre appartement finançait votre prochaine vie à l’étranger ?
Il y a une idée qui me revient souvent quand je parle avec des clients qui ont la trentaine, de bons revenus, une situation stable et l’envie d’acheter.
On parle capacité d’emprunt, mensualité, taux, apport. Puis, au fil de la discussion, une autre envie apparaît.
« Dans quelques années, j’aimerais bien partir vivre à l’étranger. »
Lisbonne, Montréal, Bali, Dubaï, Madrid, Bangkok… Peu importe la destination.
Et c’est là que je trouve que la réflexion immobilière devient beaucoup plus intéressante.
Parce que si votre objectif est de rester vingt ans dans la même ville, le raisonnement est assez classique : trouver un logement qu’on aime, bien placé, adapté à sa vie actuelle et future, et construire tranquillement son patrimoine.
Mais si, au fond, vous savez déjà que votre vie peut être ailleurs dans deux, trois ou cinq ans ?
Je ne réfléchirais pas du tout de la même manière.
On n’achète pas forcément pour rester
Pendant longtemps, acheter sa résidence principale était presque présenté comme une finalité.
Études. CDI. Appartement. Maison. Enfants. Crédit sur vingt-cinq ans.
Ce modèle existe toujours, évidemment.
Mais les envies ont changé.
On voyage davantage. Le télétravail a changé notre rapport au bureau. Certains métiers sont beaucoup plus facilement exportables. L’entrepreneuriat permet aussi davantage de mobilité.
Et surtout, il me semble qu’une partie des Français ne raisonne plus uniquement en termes de « où est-ce que je veux acheter ? », mais de plus en plus en termes de :
« Quelle vie ai-je envie de construire ? »
L’immobilier peut alors devenir une étape de cette trajectoire plutôt que sa destination.
Prenons un couple qui gagne 6 000 € par mois
Imaginons deux personnes en CDI, avec environ 6 000 € de revenus nets mensuels à deux.
Elles peuvent aujourd’hui avoir accès à une capacité d’emprunt significative, sous réserve évidemment de leur apport, de leurs charges, de leur situation et des conditions bancaires.
Le réflexe classique serait de regarder la capacité maximale et de se demander :
« Quel est le plus bel appartement que nous pouvons acheter avec cette enveloppe ? »
Je poserais une autre question :
« Qu’est-ce que cet achat peut nous permettre de faire dans quelques années ? »
La nuance change presque tout.
Parce que si votre rêve est de partir vivre un an à l'étranger dans trois ans, votre priorité n'est peut-être pas d'acheter l'appartement parfait.
Votre priorité pourrait être d'acheter un bien imparfait avec un vrai potentiel.
Personnellement, je chercherais de la création de valeur
Dans cette situation, je regarderais principalement des biens avec travaux.
Pas parce que faire des travaux est particulièrement agréable.
Mais parce qu'un appartement déjà parfaitement rénové intègre généralement une bonne partie de sa valeur dans son prix de vente.
À l'inverse, un appartement mal présenté, daté ou nécessitant une rénovation peut créer une situation intéressante :
acheter correctement + transformer intelligemment + repositionner le bien dans le haut de sa gamme locale.
C'est là que la connaissance du marché devient essentielle.
Je chercherais un bien pour lequel je peux comprendre assez précisément :
son prix actuel, le coût réel des travaux, les prix des biens rénovés comparables dans le quartier et la valeur potentielle une fois le projet terminé.
Et surtout, je chercherais à bien acheter.
Le calcul que j'aime faire à l'envers
C'est justement une logique que nous avons voulu intégrer dans CO’PRET.
Habituellement, on part du prix demandé par le vendeur et on calcule ensuite si l'opération fonctionne.
Je préfère parfois faire exactement l'inverse.
Je commence par me demander :
Combien ce bien pourrait raisonnablement valoir une fois rénové ?
Puis :
Combien vont réellement coûter les travaux ?
Quels sont les autres frais du projet ?
Quelle marge de sécurité faut-il conserver ?
Et quelle création de valeur rendrait l'opération suffisamment intéressante pour moi ?
À partir de là, on remonte jusqu'au prix d'achat.
Autrement dit :
ce n'est plus le vendeur qui détermine votre projet avec son prix affiché. Votre projet détermine le prix auquel vous êtes prêt à acheter.
Et ça change énormément la façon de visiter.
Il suffit parfois d'une offre
Évidemment, si votre calcul vous amène à faire une offre sensiblement inférieure au prix demandé, beaucoup de vendeurs vont dire non.
Et alors ?
Vous n'avez pas perdu la différence entre votre offre et le prix affiché.
Vous avez simplement essuyé un refus.
Vous passez au suivant.
C'est une logique que j'aime beaucoup dans l'immobilier : il ne faut pas que toutes vos offres fonctionnent. Il faut qu'une bonne offre fonctionne.
À condition, évidemment, de ne pas inventer une valeur future pour justifier n'importe quel prix.
Le vrai travail est là : comparables, emplacement, qualité du bien, demande locale, travaux, copropriété, fiscalité, frais de revente et horizon doivent tenir debout.
Et aujourd'hui, se projeter dans les travaux est beaucoup plus simple
C'est aussi quelque chose qui a beaucoup changé.
Devant un appartement ancien, beaucoup de personnes ont du mal à voir autre chose que ce qu'elles ont devant les yeux.
Une cuisine vieillissante reste une cuisine vieillissante. Une pièce sombre reste une pièce sombre.
Alors qu'en réalité, une partie de la valeur future du bien peut précisément se trouver là.
Avec les outils de projection déco et de chiffrage travaux que nous développons dans CO’PRET, l'idée est de rendre cette réflexion beaucoup plus intuitive.
Vous prenez la pièce telle qu'elle existe aujourd'hui.
Vous visualisez ce qu'elle pourrait devenir.
Vous commencez à estimer le budget nécessaire pour arriver à ce résultat.
Et vous pouvez ensuite remettre ces travaux dans l'économie globale du projet.
Prix d'achat → travaux → financement → valeur potentielle → création de valeur.
La déco n'est alors plus simplement esthétique.
Elle devient une manière de visualiser une création de valeur potentielle avant même d'avoir acheté.
Pourquoi tout ça si mon vrai projet est de partir ?
Parce que imaginons maintenant que votre stratégie fonctionne.
Quelques années plus tard, vous disposez d'un capital supplémentaire grâce à la combinaison de la négociation initiale, des travaux, de l'évolution éventuelle du marché et du capital déjà remboursé sur votre crédit.
Admettons que l'opération vous permette, après prise en compte de l'ensemble des coûts, de récupérer 50 000 € supplémentaires.
Ces 50 000 € peuvent être beaucoup plus intéressants que le chiffre lui-même.
Ils peuvent représenter du temps.
Une année pendant laquelle vous pouvez réduire votre activité.
Une disponibilité auprès de votre employeur.
Un départ à l'étranger avec une vraie réserve de sécurité.
Le financement d'un nouveau projet.
Le lancement d'une activité.
Ou simplement la possibilité de choisir sans avoir immédiatement la pression du prochain salaire.
Le patrimoine devient intéressant lorsqu'il commence à acheter de la liberté.
Et vous n'êtes pas forcément obligé de vendre
C'est l'autre scénario intéressant.
Vous pouvez très bien arriver au moment du départ et décider que vendre n'est finalement pas la meilleure option.
Vous conservez le bien.
Vous le mettez en location si la situation, le financement, la fiscalité, le règlement de copropriété et le marché locatif le permettent.
Le loyer vient alors absorber une partie ou la totalité du coût de détention selon le projet.
Pendant ce temps, vous partez.
Votre crédit continue d'être amorti.
Vous conservez un actif en France.
Et un an plus tard, vous pouvez décider avec davantage d'informations :
je reviens ?
je reste à l'étranger ?
je conserve ?
je vends ?
je réinvestis ?
Ce qui m'intéresse ici n'est pas de dire que cette stratégie sera systématiquement rentable. Elle ne le sera pas.
C'est de montrer qu'un achat bien pensé peut préserver plusieurs portes de sortie.
Et la flexibilité a énormément de valeur quand on ne sait pas encore exactement où l'on vivra dans cinq ans.
Votre crédit n'est donc pas forcément ce qui vous bloque
C'est probablement le paradoxe le plus intéressant.
On peut regarder un crédit immobilier sur vingt ou vingt-cinq ans et se dire :
« Si je prends ça, je suis attaché ici pendant vingt-cinq ans. »
Mais ce n'est pas nécessairement vrai.
Vous signez un crédit sur une durée longue.
Vous ne signez pas un contrat vous obligeant à vivre vingt-cinq ans dans le logement.
Vous pourrez éventuellement vendre, louer, rembourser le crédit, conserver le bien ou réorganiser votre patrimoine.
La vraie question est donc moins :
« Est-ce que je veux vivre ici pendant vingt-cinq ans ? »
que :
« Est-ce que ce bien est cohérent avec la vie que je veux pouvoir mener dans quelques années ? »
Et ça, pour moi, c'est une façon beaucoup plus moderne de réfléchir à l'immobilier.
Le “Et si ?” qui change la réflexion
C'est aussi la philosophie que j'ai envie de pousser avec CO’PRET.
Ne pas simplement donner une capacité d'emprunt et dire : voilà ce que vous pouvez acheter.
Mais permettre de poser les questions qui arrivent vraiment dans une vie :
Et si je négociais davantage ?
Et si je mettais moins d'apport ?
Et si je faisais plus de travaux ?
Et si je gardais davantage d'épargne ?
Et si je revendais dans quelques années ?
Et si je louais le bien ?
Et si je partais vivre ailleurs ?
Parce qu'un bon projet immobilier n'est pas uniquement celui qui fonctionne aujourd'hui.
C'est aussi celui qui vous laisse suffisamment d'options pour demain.
Le vrai objectif n'était peut-être pas l'appartement
C'est finalement le conseil que je donnerais à quelqu'un qui me dit aujourd'hui :
« J'ai un CDI, je peux emprunter, mais je rêve de vivre à l'étranger dans quelques années. Est-ce vraiment le moment d'acheter ? »
Je ne répondrais ni oui ni non.
Je commencerais par dessiner la trajectoire.
Si vous achetez, qu'est-ce que vous voulez avoir créé au moment du départ ?
Combien de capital ?
Combien d'épargne disponible ?
Quelle mensualité êtes-vous réellement à l'aise de supporter ?
Quel bien sera facilement revendable ou louable ?
Quels travaux peuvent réellement créer de la valeur ?
Et surtout :
quelles options voulez-vous encore avoir dans quelques années ?
À partir de là, l'achat immobilier cesse d'être uniquement une question de logement.
Il devient une décision au service d'un projet de vie.
Et peut-être que votre meilleur investissement ne sera finalement pas l'appartement.
Ce sera la liberté qu'il vous aura permis de créer.
Avant de décider, voyez ce que ça change.
CO’PRET